• Découvrez ou redécouvrez les Archives de la Planète, la plus grande collection au monde...
    par Gérald Vidamment le 7 avril 2020 à 08:46

    Convaincu que "la connaissance des cultures étrangères encourage le respect et les relations pacifiques entre les peuples", Albert Khan, banquier et philanthrope, eut le désir de constitue...

  • Tamron 70-180 mm f/2,8 Di III VXD : portrait complet
    par Benjamin Favier le 7 avril 2020 à 05:33

    La marque dévoile l'ensemble des caractéristiques de ce zoom en monture FE. Il forme un trio complémentaire avec les 17-28 mm et 28-75 mm. Présentation Dévoilé en même temps que les focales fixes 20, 24 et 35 mm f/2,8 à l'automne dernier, le 70-180 mm f/2,8 Di III VXD va être commercialisé dans les semaines à venir. Tamron officialise ainsi les caractéristiques de ce modèle, qui complète les 17-28 mm et 28-75 mm f/2,8 en monture FE. À l'instar de ces deux zooms, ce téléobjectif fait l'impasse sur la (...) - Matériel / optique, Tamron, Tamron 70-180 mm f/2,8 Di III VXD

  • Faire des photos chez soi : le portrait avec effet silhouette
    par Jean-Christophe Dichant le 6 avril 2020 à 16:38

    Vous êtes chez vous et vous cherchez quoi faire pour occuper vos journées ? Vous aimez la photographie mais vous... Cliquez ici pour lire la suite de l'article Faire des photos chez soi : le portrait avec effet silhouette et ici pour lire des articles similaires : Nikon Passion.

  • Metro : l’humain-urbain de Valérie Simonnet
    par Marin Prévôt le 6 avril 2020 à 14:15

    Metro. Les images de la photographe Valérie Simonnet sortent du cliché du lieu sale et bondé. Offrant une véritable définition de l'humanisme et du pictorialisme . Elle nous emmène entre flous et nettetés colorées découvrir un charme inespéré.© 2020 Phototrend.fr - Metro : l’humain-urbain de Valérie Simonnet

  • Metabones lance une bague Speed Booster EF-RF ULTRA 0,71x pour les boîtiers EOS R
    par Céline Nebor le 6 avril 2020 à 13:09

    Metabones dévoile une bague d'adaptation EF-RF Speed Booster ULTRA 0,71 x pour adapter les objectifs plein format à monture Canon EF à la nouvelle monture RF du fabricant, notamment dédiée aux vidéastes qui filment en 4K qui souhaitent contrer le crop liée à cette définition et gagner en luminosité. © 2020 Phototrend.fr - Metabones lance une bague Speed Booster EF-RF ULTRA 0,71x pour les boîtiers EOS R

  • Bas les masques !
    par Alexandra Nawawi le 6 avril 2020 à 10:35

    “Face au risque de la remontée du nationalisme, exigeons, après, encore plus de liberté.”

  • Où trouver le dernier numéro de Compétence Photo ?
    par La rédaction le 6 avril 2020 à 08:36

    4 avril 2020 • Consacré à la composition, Compétence Photo n°75 est actuellement en kiosque...

  • Epson SC-P700 et SC-P900 : impression photo pigmentaire en A3+ et A2+
    par Patrick Lévêque le 6 avril 2020 à 07:20

    Après cinq années de règne, les imprimantes SC-P600 et SC-P800 cèdent leur place à deux nouvelles machines qui inaugurent une nouvelle génération d'encres et qui introduisent, enfin, deux canaux séparés pour le noir photo et le noir mat. Il aura fallu attendre plusieurs générations d'imprimantes pour voir Epson introduire enfin des canaux séparés pour la gestion des encres noir photo et noir mat. C'est du reste la nouveauté majeure introduite dans cette nouvelle génération d'imprimantes pour laquelle (...) - Matériel / Epson, imprimante, imprimante photo, SureColor SC-P700, SureColor SC-P900

  • Appel à candidature du festival BarrObjectif
    par David Lesage le 6 avril 2020 à 07:00

    La 21e édition du festival BarrObjectif aura lieu du 19 au 27 septembre 2020. Vous avez jusqu'au 1er mai pour nous envoyer votre dossier complet. L’article Appel à candidature du festival BarrObjectif est apparu en premier sur Revue Photo.

  • Dans l’atelier de… Valérie Belin
    par Dimitri Beck le 6 avril 2020 à 05:00

    L’artiste plasticienne a reçu Polka au cœur de son lieu de création,
 à Paris.

  • Sunday Links
    par Damien Roué le 5 avril 2020 à 15:26

    Chaque semaine, découvrez les liens que nous partageons avec vous dans les Sunday Links.© 2020 Phototrend.fr - Sunday Links

  • La photographie française existe, avec Jean-Luc Monterosso – La Photo Aujourd’hui #7
    par Pascale Sadoul le 5 avril 2020 à 05:00

    Nous avons eu le plaisir de rencontrer Jean-Luc Monterosso, qui a dirigé de 1996 à 2018 la Maison européenne de la photographie, un des lieux majeurs de la photographie en France. [accordions] [accordion title="Cliquez ici pour afficher/masquer la transcription complète" headingtype="p"] Salut ! Ici Laurent Breillat pour Apprendre la Photo. Je suis avec Thomas Hammoudi – vous l’avez reconnu, je pense –, et aujourd’hui, on va interviewer Jean-Luc Monterosso. Dis-nous qui c’est. Thomas : Alors, Jean-Luc Monterosso, c’est le fondateur, enfin la personne qui a participé à la fondation de la Maison européenne de la photographie, qu’il a dirigée pendant plus de trente ans. Donc il a vu beaucoup, beaucoup d’artistes, et il a fait beaucoup beaucoup d’expositions pendant ce temps-là, donc ça va être très intéressant, je pense, d’en discuter avec lui. Laurent : Oui, surtout que la MEP, en France, c’est quand même un des lieux extrêmement importants de la photographie, avec le Jeu de Paume, Arles, enfin il y a quelques institutions comme ça qui sont vraiment très importantes et puis, qui ont une aura. Et c’est vraiment une très grande fierté de pouvoir lui parler aujourd’hui. Et on est aujourd’hui à la Fondation Henri Cartier-Bresson, qui a la gentillesse de nous accueillir, donc merci à eux. Thomas : Merci beaucoup. Laurent : Eh bien, c’est parti ! Présentation de la Maison européenne de photographie Jean-Luc Monterosso, bonjour et merci beaucoup de cette opportunité de discuter avec vous. Ma première question, c’est sur la Maison européenne de la photographie, qui a ouvert en février 1996 à Paris, que vous avez dirigée jusqu’à l’année dernière. Je ne sais pas si tout le monde la connaît parmi mon audience, donc je pense que ce serait bien d’un peu la présenter. Est-ce que vous pouvez nous expliquer la raison d’être de ce lieu, pourquoi il était nécessaire, comment il a évolué avec les années ? Et puis sa place aujourd’hui dans la photographie. J-L Monterosso : C’est un lieu qui se situe à Paris, dans le quartier historique du Marais. C’est un hôtel particulier qui a été offert par la Ville, et donc financé aussi par la Ville. Et je l’ai dirigé pendant 22 ans, et pendant 8 ans, j’ai suivi les travaux. Nous avons choisi, avec Henri Chapier, le lieu, et nous avons mis en place le programme. Alors, c’est quoi cette Maison européenne ? Eh bien, c’est un musée de la photographie avec une grande collection, une des plus importantes en Europe aujourd’hui, de photographie contemporaine. C’est aussi une grande bibliothèque de 33 000 ouvrages sur la photographie. Et c’est également un centre de recherches, un auditorium avec des conférences, des débats. Et je dirais que les deux pères fondateurs, en quelque sorte, spirituels de la Maison, c’est Robert Franck et William Klein. Pourquoi ? Parce qu’ils sont d’abord tous les deux de grands photographes, qu’à un moment donné ils ont abandonné la photographie pour faire du cinéma, donc il y a également une vidéothèque, très importante, à la Maison européenne de la photographie. Et puis parce qu’ils ont été producteurs de leurs propres livres, et donc la bibliothèque. Quelle exposition vous a le plus marqué ? Thomas : Du coup, j’avais une question un peu plus basique : pendant toutes ces années, vous avez fait plein d’expositions, est-ce que dans toutes celles-là, il y en a une qui, maintenant, avec le recul, vous a un peu plus marqué ? Où vous vous dites : celle-là, j’ai vraiment aimé la faire, ça a vraiment été intéressant à mettre en place. Quelqu’un que vous êtes content d’avoir fait connaître, à la Maison européenne de la photographie. J-L M : Alors, c’est vrai qu’à la Maison européenne de la photographie on a fait beaucoup d’expositions, puisqu’il y avait quatre saisons par an. J’ai souhaité que ce soit très largement ouvert, mais alors, curieusement, vous savez, quand on est directeur d’une maison, la partie artistique, créative, le commissariat d’exposition est relativement mince. On arrive à faire une exposition tous les deux ou trois ans. Donc, si vous voulez, en fait, moi j’ai réalisé en tant que commissaire – ce qui est la partie la plus intéressante, finalement, quand on produit une exposition –, j’en ai peut-être réalisé une dizaine en tout. Alors, lesquelles ? Bien sûr, l’exposition « Enfermement » de Bernard Lamarche-Vadel ; une exposition que j’ai faite avec Farideh Cadot qui s’appelle « Markus Raetz et la photographie ». Markus Raetz est un grand plasticien ; j’ai toujours eu à cœur aussi de montrer que la photographie, ce n’est pas seulement la photographie des photographes, mais aussi la photographie réalisée par des artistes. Thomas : Ça, ça n’a pas toujours été bien vu. J-L M : Et par des plasticiens. Je pense qu’il n’y a jamais eu de problèmes, dans la mesure où c’est une ouverture vers l’art contemporain. Et je crois que c’est ce qui se passe aujourd’hui. Les jeunes, comme vous par exemple, font de la vidéo, des installations, de la photographie, de la peinture, même. Ils mélangent tout. Il y a une grande liberté d’expression. Et je crois que la MEP était un peu en avance là-dessus, dans les années 2000. Alors, bien sûr, j’ai beaucoup aimé faire l’exposition de William Klein, « Paris + Klein ». Thomas : C’était en quelle année ? J-L M : C’était en 2000. Bien sûr, il y a eu l’exposition Bettina Rheims. Thomas : C’est plus récent, Bettina Rheims. J-L M : Et puis il y a eu plus récente… Non, il y en a eu deux. Il y a eu Idri qui m’a valu quelques petits soucis avec la censure ; parce qu’il y a quand même eu une censure, malgré tout, invisible en France. Thomas : À Paris ?! Il y a eu de la censure ? J-L M : Invisible. Avec Pierre et Gilles aussi. Pierre et Gilles, nous avons été les premiers à fêter leurs 20 ans, en 1996. Et j’ai eu pas mal de problèmes, effectivement, parce qu’ils n’étaient pas assez connus, comme aujourd’hui. La censure invisible, ça s’est manifesté par une perte de 250 000 euros sur le budget. Thomas : D’accord, parce que les sujets étaient… Alors, Pierre et Gilles, pour les auditeurs qui ne le savent pas, c’est… ils sont ensemble ? J-L M : C’est un couple. Alors Pierre photographie et Gilles peint sur les photos. Donc ils réalisent des photos uniques. Ils font partie des rares artistes connus à l’étranger, très connus à l’étranger. Comme Bernard Faucon, par exemple, comme Valérie Belin. Et il y a Pierre et Gilles, également. Thomas : Pierre et Gilles ont une esthétique très pop, acidulée, colorée. J-L M : Oui, des artistes un peu, ils n’aiment pas le mot, mais un peu kitsch, mais c’est un kitsch joyeux et salvateur. La photo est-elle arrivée trop tard à l'Académie des beaux-arts ? Laurent : Alors, je passe un peu du coq-à-l’âne, ce n’est pas directement lié aux expositions de la MEP, mais la photographie est rentrée petit à petit à l’Académie des beaux-arts ; il y a maintenant Sebastiao Salgado qui y est, ainsi que Bruno Barbey et Jean Gaumy qui y ont rejoint Yann Arthus Bertrand – assez récemment, en 2016, je crois –, et qui était – Yann Arthus Bertrand – le seul depuis le décès de Lucien Clergue à intégrer l’Académie des beaux-arts dans la section photographie. Est-ce que vous pensez que c’est une arrivée un peu tardive, et que la reconnaissance de la photographie a peut-être été plus rapide ailleurs qu’en France ? J-L M : Non, je pense que… Vous savez, l’Académie des beaux-arts, c’est une vénérable institution. On a la chance aujourd’hui d’avoir un secrétaire perpétuel – c’est comme ça qu’on l’appelle – qui est Laurent Petitgirard, qui est un chef d’orchestre, et qui est en train de moderniser complètement cette grande et vénérable institution. Et il a fait entrer non seulement la photographie, plus de photographes encore, et notamment nous pensons à certaines femmes photographes, bien sûr, mais aussi il a fait entrer des danseurs, des scénographes ; il a fait entrer Othoniel, il a fait entrer Fabrice Hyber. Donc il a rajeuni beaucoup l’institution, et c’est une institution qui bouge. Alors, moi qui suis correspondant dans cette institution, au départ quand on me l’a proposé, bon, j’étais content, bien sûr, mais je me disais, bon, c’est une institution où on doit s’ennuyer un petit peu. Mais pas du tout ! Vraiment, il se passe toujours quelque chose à l’Académie des beaux-arts. Toujours. Et ça n’arrête pas. Et en même temps, c’est devenu très créatif et très intéressant. Et l’image est en train de beaucoup changer. Il y a une salle, maintenant, qui est ouverte, que Wilmotte, l’académicien Jean-Michel Wilmotte, a complètement rénovée, et dans laquelle on présente le Grand Prix de l’Académie des beaux-arts William Klein. Vous savez qu’on a créé, grâce à un mécène et au musée de Chengdu en Chine, un peu le Nobel de la photographie. C’est une somme très importante de 120 000 euros, donnée à un photographe qui a déjà une carrière importante. Et cette année, c’est un photographe indien, Raghu Rai, qui n’avait jamais exposé en France, qui a eu ce prix, et pour lequel on organise également une exposition. Thomas : À l’Académie des beaux-arts ? J-L M : À l’Académie des beaux-arts, dans cette salle qui vient d’ouvrir. Thomas : L’Académie fait des expositions que dans le cadre de ce prix, ou elle a la vocation d’en faire plus ? J-L M : Non, il y a un autre prix, qui est le prix Marc Ladreit de Lacharrière, qui s’adresse, lui, a des jeunes photographes qui sont en train de réaliser un travail et qui ont besoin d’être aidés dans la conduite de la poursuite de leur travail. C’est un prix important, qui a lieu tous les deux ans, de 40 000 euros. Toujours assorti d’une exposition. Thomas : Du coup l’Académie des beaux-arts est présente à la fin des carrières pour un peu patrimonialiser, quelque part, et institutionnaliser, et aussi au début… J-L M : Voilà, il y a à la fois un prix patrimonial et un prix de création en direction des jeunes. Il faut le savoir. Oui, de l’extérieur parce que le bâtiment fait impression. C’est quand même une belle institution. Thomas : Et puis il y a une tradition, il y a… J-L M : Il y a une tradition, il y des costumes. Thomas : C’est hyper classe. J-L M : Et on se dit : ho la la, c’est un peu vieillot, mais pas du tout ! Pas du tout. Je vous assure que c’est très intéressant et surtout, ce qui est intéressant à l’Académie – enfin pour moi en tout cas –, c’est que je rencontre là des grands architectes, des grands musiciens, des plasticiens, et c’est des rencontres intéressantes et des discussions très intéressantes. Thomas : Ça crée un peu d’émulation… J-L M : Oui, et puis cette ouverture qui est donnée par notre chef d’orchestre, notre secrétaire perpétuel qui est formidable, qui est en train de donner une impulsion nouvelle à l’institution. Thomas : Il faudra y aller. J-L M : Vous y êtes cordialement invités. Je vous ferai visiter. Thomas : On note l’invitation. Laurent : Alors, ça marche. La photographie française existe-t-elle ? Thomas : Sur la table, on a un livre, que Laurent m’a offert pour mon anniversaire, qui s’appelle La Photographie française existe et je l’ai rencontrée, et comme son titre l’indique, c’est vous qui l’avez écrit. Moi je le sais, mais l’audience n’a pas la réponse, donc je vais poser la question : d’où vient ce livre ? D’où est sorti ce livre sur la photographie française ? Parce qu’il a un titre qui interpelle un petit peu. Dedans il y a beaucoup de photographes, et pouvez-vous nous parler de comment vous les avez choisis au fur et à mesure. J’ai la réponse, mais je vous laisse en parler. J-L M : Paris est aujourd’hui la capitale mondiale, même, de la photographie. Mais ça n’était pas toujours le cas. En 1980, quand j’ai commencé ma carrière dans la photographie, je suis allé aux États-Unis et j’ai rencontré le chef du département photo. Qui m’a accueilli d’ailleurs avec beaucoup de gentillesse. Vous savez, les Américains vous reçoivent facilement. Je ne sais pas comment ils font, d’ailleurs, en France il faut des mois pour obtenir un rendez-vous. Là-bas pas du tout, vous appelez. Bon, il m’a reçu rapidement, mais il m’a reçu très gentiment et donc l’entretien c’est très bien passé et à la fin je lui ai dit : qu’est-ce que vous pensez de la jeune photographie française ? Il m’a regardé très étonné et a dit : It does not exist, elle n’existe pas. Et ce livre, c’est un peu ma réponse à John Szarkowski, une réponse aimable, parce que maintenant il n’est plus là, malheureusement, j’aurais bien aimé qu’on puisse en discuter. Parce que la photographie française existe. On ne la voit pas, elle n’est pas visible à l’étranger. On connaît la photographie allemande, on connaît la photographie américaine, bien sûr, on connaît les photographes anglais, mais la photographie française on ne la voit presque pas. Et elle existe, cette photographie française, elle est importante. J’ai parlé de Pierre et Gilles, il y a Bettina Rheims, il y a Valérie Belin, il y a Bernard Faucon et bien d’autres. Et qui ont fait un travail formidable ; Françoise Huguier, Sebastiao Salgado, etc. C’est le seul qui est véritablement connu avec Yann Arthus Bertrand à l’étranger. Et je pense que c’était important de dire qu’elle existait. Alors, par photographie française, il ne s’agit pas de faire du nationalisme à outrance. Thomas : Il y a des gens qui ont été nationalisés, là-dedans, il y a des étrangers qui sont devenus français. J-L M : Voilà. C’est le « vivre en France ». Je pense qu’il y a, par exemple, Keiichi Tahara, qui a vécu très longtemps en France, qui est japonais, et qui est présent dans ce livre. Et je pense que c’était important de signaler que cette photographie existe. Bien sûr, la photographie est mondialisée, mais il y a quand même une inspiration qui vient de notre tradition. Et la tradition, enfin la culture française, c’est pas tout à fait la culture anglaise, et donc effectivement, elle existe. De même qu’il existe une sorte de photographie anglaise aussi, quelque part. Thomas : Et est-ce que, du coup, vous avez… Comment vous avez dressé ce panorama-là ? Est-ce que vous avez fait le panorama de toute la photographie française ? J-L M : Non. C’est des gens que j’ai rencontrés. Que j’ai rencontrés, que j’ai connus, ce sont mes coups de cœur à moi. Alors, bien sûr, il y a des absents, je n’ai pas pu tout montrer, parce que j’étais tenu par les espaces. Et en plus, j’étais tenu aussi par la collection. Parce que l’idée aussi, c’était de montrer la photographie française dans les collections de la Maison européenne. Thomas : Donc vous auriez aimé montrer qui, qui n’est pas présent ? J-L M : Oh, il y en a pas mal. D’abord, je n’ai pas montré tous les humanistes. J’ai commencé à partir des gens de ma génération. C’est, au fond, ma génération. Bien sûr, j’arrive à des gens beaucoup plus jeunes, à la fin. JR, par exemple, qui m’a fait l’honneur, d’ailleurs, d’accepter une grande exposition à la MEP. Je l’ai connu quand il avait 20 ans, et l a fait une carrière magnifique. C’est un type formidable. Et donc il m’a offert, pour mon départ, une belle exposition. Mais c’est surtout ma génération. Thomas : D’accord. J-L M : Et c’est normal, vous savez, je ne comprenais pas, avant, quand j’observais autour de moi des personnalités de la photo, je me disais : mais ils travaillent toujours avec les mêmes ! Pourquoi ils ne travaillent pas avec des jeunes. Ben oui, voilà, on accompagne une génération. Et puis après, je crois qu’il faut passer la main. Ce que j’ai fait. Thomas : Alors, je précise pour que le lectorat qui découvre ce livre, il est édité par Xavier Barral, la couverture est magnifique, le papier aussi est très très bien, les tirages dedans sont hyper bien reproduits, donc si vous avez envie de découvrir les coups de cœur de Jean-Luc Monterosso, et d’avoir un vrai panorama de la photographie française ces trente dernières années, je vous le conseille vivement. J-L M : Et Xavier Barral, malheureusement, c’était un éditeur formidable, qui a disparu très brutalement. C’était aussi un ami, et c’était un de ses derniers livres. Thomas : Il avait vraiment, je trouve, cette capacité à faire un livre qui matérialise bien… J-L M : Et il a trouvé la couverture qu’il fallait. On a beaucoup cherché, mais c’est lui qui a trouvé ça, et qui me correspond. Discret et simple. Thomas : Et même dans tous ses autres bouquins, c’est toujours bien senti sur la forme et la forme donne vraiment un aspect intéressant, je trouve. J-L M : Un grand éditeur. Thomas : Oui, c’est vraiment un de mes préférés. J’aime vraiment beaucoup son travail. J’avais lu – je ne sais pas si vous connaissez –  Autophoto, qui est un exemple d’édition. J-L M : Qui était à la fondation Cartier. C’est une exposition de la fondation Cartier. Thomas : Et le livre avait la couleur de la même voiture qu’Eggleston, etc. Non, Xavier Barral, c’est vraiment… J-L M : Un très grand de la photographie qui malheureusement nous a quittés. Le rapport de la Chine à la photographie et sa direction du musée de Chengdu Laurent : On a évoqué tout à l’heure le Musée de l’image contemporaine de Chengdu, et vous travaillez désormais à la direction artistique de ce musée, qui est en Chine, donc. Est-ce que vous pensez que la vision de la photographie est différente en Chine par rapport à la France ? Est-ce qu’ils ont un rapport différent à l’histoire de la photographie, qu’elle soit européenne, américaine ? Comment ils voient ça ? J-L M : Alors, d’abord, il faut dire à ceux qui nous écoutent que Chengdu c’est 14 millions d’habitants, c’est la quatrième ville de Chine. C’est la capitale d’une province qui s’appelle le Sichuan – célèbre pour le poivre – et qui est grand comme la France. Et Chengdu est aussi la ville des pandas. Voilà, pour situer un petit peu. Et ça va devenir la capitale de la photographie en Chine. Le musée fait trois fois la Maison européenne ; c’est un des rares musées en Chine à avoir une collection. Il a 127 Cartier-Bresson – nous sommes ici à la fondation Cartier-Bresson. Thomas : Il y a des tirages juste à côté de nous qui sont stockés, ça rend fou. J-L M : Cette fondation, allez-y parce que c’est un lieu magnifique, et puis c’est quand même le plus grand photographe, un des plus grands photographes du 20e siècle. Thomas : Il n’y aura pas de débat sur le sujet. J-L M : On l’appelait « l’œil du siècle ». Et puis il y a aussi les tirages de Martine Franck, ici. Voilà, allez à la fondation Cartier-Bresson, c’est un lieu magnifique. Dirigé par François Hébel et Agnès Sire. Et donc, Chengdu, ce musée qui a ouvert ses portes en avril dernier, m’a proposé d’être directeur artistique. Pour moi, c’est une seconde jeunesse, vous comprenez ? C’est magnifique. Je quitte la MEP et je retrouve un musée à créer, dans un pays qui est en pleine expansion. Bon, je ne parle pas la langue, malheureusement, mais je suis assez fasciné par ce qui se passe en Chine. Alors, c’est vrai, on dit beaucoup de choses sur la Chine, en tout cas, mon expérience pour l’instant est une expérience très positive. Il y a une grande créativité sur la scène photographique et artistique en Chine, beaucoup de jeunes photographes, et puis il y a un engouement pour la photographie. Et je vois que, on a présenté dernièrement une grande exposition Salgado, également une grande exposition Bernard Faucon. Bernard Faucon qui aujourd’hui en France est un petit peu, je ne dis pas boudé, mais enfin qui est réservé un peu à des spécialistes de la photographie, connaît un succès incroyable ! Il est très connu au Japon, mais il commence à être immensément connu en Chine. Moi je suis très content, parce que, voyez, il y a beaucoup d’institutions en France qui ne s’intéressent pas tellement à nos photographes français, eh bien ils seront obligés de s’y intéresser, parce que, ben, en Chine, ils sont tellement célèbres. Et la Chine va tellement occuper le devant de la scène bientôt qu’il faudra bien qu’ils s’occupent de nos photographes. Laurent : Il y aura forcément une influence dans l’autre sens aussi. J-L M : Vous savez, je peste toujours, et j’ai toujours pesté, contre une espèce d’internationalisation académique de l’art. On le voit dans les musées, partout dans le monde, c’est les mêmes. Et les conservateurs se regardent l’un l’autre en disant : attention, moi, je ne veux pas lancer quelqu’un parce que, qu’est-ce que vont penser mes confrères ? On vit dans cette espèce de politiquement artistiquement correct. Moi j’ai toujours dénoncé l’artistiquement correct. Comme le politiquement correct, d’ailleurs. Et donc, par conséquent, j’ai toujours montré les gens, justement, qu’on ne montrait pas dans les musées. Et j’en suis très fier. Et aujourd’hui, ils commencent à être très connus. Quand j’ai monté Pierre et Gilles, personne ne les montrait, hein. Je parle de Pierre et Gilles, mais il y en a bien d’autres. Et je trouve qu’on ne présente pas assez… regardez les institutions en France, et regardez leur programmation, eh bien, elle n’est pas très française, entre nous. Et j’ai d’ailleurs remarqué que la presse ne suit pas. Quand on présente… Quand j’étais à la Maison européenne, et que je présentais des photographes étrangers, notamment américains, il y avait une presse démente. Je présentais des Français, deux ou trois articles seulement. Donc là aussi, il faut que nos critiques journalistes, quand même, se donnent la peine d’aller dans les ateliers en France, d’aller voir les photographes français, et d’en parler ! Laurent : C’est vrai que les photographes français ont presque intérêt à montrer leurs photos à l’étranger qu’en France. J-L M : C’est ce qu’ils font. Et vous verrez que les photographes français, dans quelques années, ils nous reviendront par la Chine. Thomas : Ce qui est étonnant, on est le pays – entre guillemets, sans faire de chauvinisme absolu –, on est le pays de la photographie, et on est les cordonniers les plus mal chaussés. J-L M : Exactement. Je ne sais pas… Ça, c’est l’autoflagellation, en quelque sorte. Française. Caractéristique. Elle a toujours existé, mais il faut quand même que ça cesse. Il faut quand même que ça cesse, ce n’est plus possible. Thomas : Le message est passé : allez voir des photographes français. J-L M : Demandez surtout aux musées français de présenter des photographes français. Pas seulement français. Moi, je pense qu’il y aurait une manière très simple. C’est de dire : voilà, on présente 50 % de l’exposition, ce sont des Français, et 50 % des étrangers. Et ça me paraît tout à fait normal et logique. C’est ce que font tous les autres pays, hein. Vous allez en Espagne, c’est des photographes espagnols, aux États-Unis, n’en parlons pas, si vous n’êtes pas installé aux États-Unis, on ne vous présente pas. Voilà. Il n’y a que la Chine qui est très ouverte aujourd’hui, qui accueille nos photographes et nos artistes français. Avec beaucoup de passion, parce que la France a quand même vraiment une réputation culturelle importante en Chine, et il ne faut pas perdre cette relation que nous avons avec ce grand pays. Thomas : Vous êtes sur place pour défendre les photographes français, donc c’est tout à notre avantage. J-L M : Oui ! Je les défends, je les défendrai toujours. Pas forcément, attendez, comprenez bien : ce n’est pas que les Français, ce n’est pas du nationalisme, du cocorico français, non. Mais je dis que les photographes français, comme les artistes français, n’ont pas la place qu’ils devraient avoir. À l’étranger, souvent, et en France surtout. Voilà. Son livre photo récent préféré Thomas : Du coup, je pense rebondir sur ma question suivante. Dans mon contenu, personnellement, je parle beaucoup de livres photographiques, parce que j’aime beaucoup ça et pour moi, c’est des œuvres à part entière. J-L M : Vous avez raison, les livres photographiques, c’est important. Thomas : Et du coup, j’ai une question qui est toute bête pour vous : est-ce que, cette année, il y a un livre qui vous a marqué et que vous conseilleriez aux gens de lire. Alors sur la photographie, d’un photographe, est-ce qu’il y a un livre qui vous vient à l’esprit que vous auriez envie de recommander aux gens ? J-L M : Bonne question. J’en ai un. Très beau livre que je recommande – et ce n’est pas parce que je suis ici aujourd’hui –, c’est le livre sur la Chine, publié à l’occasion de l’exposition sur la Chine d’Henri Cartier-Bresson et qui est publié par Michel Frizot. Michel Frizot qui est notre grand historien de la photographie. Thomas : J’ai lu son Esthétique de la photographie. J-L M : Non seulement Esthétique de la photographie, mais sa Nouvelle Histoire de la photographie, c’est vraiment le… On est très fiers d’avoir quelqu’un comme lui en France. Thomas : C’est la photographie de Cartier-Bresson en Chine. J-L M : Il a préparé une exposition de la Chine vue par Henri Cartier-Bresson, et le livre s’appelle En Chine, je crois… Laurent : On mettra les liens dessous, donc les gens le retrouveront. J-L M : C’est un très beau livre, et je vous conseille d’aller voir l’expo, elle est très belle. Thomas : C’est ça, on est dans les lieux de la fondation Cartier-Bresson, donc on peut y aller de n’importe où en France. C’est très bien. On l’a fait, vous pouvez le faire aussi. Comment commencer à découvrir la photographie ? Laurent : J’ai une dernière question. Il y a beaucoup de jeunes photographes qui suivent ma chaîne, qui souvent commencent ou, en tout cas, sont dans les débuts de leur photographie, on va dire, et je pense qu’il y a une bonne part d’entre eux, quand même, qui ont peut-être un petit peu peur de la culture, qui pensent peut-être que c’est pas pour eux, que c’est inaccessible, voire élitiste pour certains. Qu’est-ce que vous diriez à un jeune photographe qui voudrait découvrir la photographie ? Par où commencer ? J-L M : Alors, Cartier-Bresson disait : Si vous voulez vous former en photographie, allez au Louvre. Le Louvre vous savez, c’est quasiment gratuit, c’est magnifique, et il ne faut pas avoir peur d’y aller. Mais moi, je dirais : écoutez, allez dans les institutions qui existent pour la photographie, ici à Paris ou en France. Vous avez la fondation Cartier-Bresson, vous avez la Maison européenne de la photo, vous avez le Jeu de Paume, vous avez la Bibliothèque nationale, qui organise de grandes expositions. Et puis, allez dans les librairies de photographie, lisez des livres, regardez des livres photo, et vous allez peut-être, petit à petit, vous former. Ce que je voulais simplement dire à des jeunes, c’est que, vous savez, la photographie c’est difficile. C’est difficile d’en vivre, en tout cas. La plupart des grands, même des grands photographes, ont un second métier. Ou ils font du commercial, et ils font de la photographie créative. Donc ne vous lancez pas comme ça à tête perdue dans la photographie – à œil perdu si j’ose dire –, mais pensez à avoir une activité à côté, et puis créez. Comme d’ailleurs les écrivains. Ils sont dans des maisons d’édition, et puis ils écrivent et très peu arrivent à vivre de leur plume. Eh bien, c’est un peu la même chose en photographie. Mais c’est un monde fascinant. Vous avez en plus la possibilité aujourd’hui, quand vous êtes jeune, d’avoir ce que moi je n’ai pas eu, c’est-à-dire, la photo, ça ne coûte pas grand-chose ; vous pouvez la diffuser facilement. Vous vous rendez compte ? C’est énorme ! Vous faites des photos, vous les diffusez sur les réseaux sociaux. Et puis vous pouvez faire de la vidéo, aussi. Avec le même appareil. Et vous n’avez pas à payer… Avant, on devait envoyer, d’abord on achetait la pellicule, puis on devait envoyer la pellicule au laboratoire, puis on faisait faire les tirages, et puis ça coûtait beaucoup d’argent. Là aussi, il faut encore faire des tirages, mais on ne pouvait pas diffuser ! Là, vous balancez ça sur les réseaux sociaux, c’est formidable ! Vous avez vraiment des possibilités énormes, alors, allez-y ! Allez-y, créez ! D’ailleurs, ça marche très bien, je vois des choses formidables sur les réseaux sociaux. Formidables. Et beaucoup, d’ailleurs, de prix aujourd’hui, sélectionnent un peu en fonction de ça. En fonction de ce qu’ils voient sur les réseaux sociaux. Laurent : D’accord. Eh bien, merci beaucoup. Thomas : Merci beaucoup, Jean-Luc Monterosso. J-L M : C’est moi. Laurent : Merci de nous avoir répondu, de nous avoir accueillis. Je pense que ça aura beaucoup intéressé les gens. Si vous avez aimé la vidéo, pensez à mettre un pouce bleu et à la partager avec vos amis, parce que c’est comme ça que ça se répand et que plus de gens vont la voir. Et puis si jamais vous découvrez la chaîne avec cette vidéo, on ne sait jamais, pensez à vous abonner pour ne pas rater les prochaines, parce qu’il y en a d’autres qui arrivent bientôt. Voilà. Je vous dis à plus dans la prochaine vidéo, et d’ici là à bientôt, et bonnes photos !   Pour aller plus loin : ► Le site de la MEP : https://www.mep-fr.org/ ► Le livre "La photographie française existe... je l'ai rencontrée" : https://amzn.to/2Q92Pjl ► Les autres livres dont on parle dans la vidéo : - Autophoto https://amzn.to/38KcNxV http://exb.fr/fr/home/305-autophoto-9... - Henri Cartier-Bresson : Chine : https://amzn.to/2vSuQ7V http://www.delpire-editeur.fr/henri-c... [/accordion] [/accordions] L’article La photographie française existe, avec Jean-Luc Monterosso – La Photo Aujourd’hui #7 est apparu en premier sur Apprendre la photo, le blog photo.

  • Comment utiliser le mode de mesure de la lumière ? Mesure spot, matricielle/évaluative,...
    par Laurent Breillat le 4 avril 2020 à 15:45

    Vous avez lu attentivement les articles sur l'exposition, et maintenant vous commencez à en comprendre les mécanismes, et à la travailler quand vous prenez un cliché. Cela dit, dans certaines situations un peu difficiles (notamment en contre-jour ou en faibles luminosités), vous avez toujours du mal à obtenir une exposition correcte à moins de photographier en mode Manuel total, ce qui n'est pas toujours des plus pratiques. Et puis vous avez vu dans le manuel et sur votre appareil ce truc "mode de mesure", mais vous ne savez pas vraiment à quoi ça sert, ni comment l'utiliser. Suivez le guide. Voyons un peu comment ça se passe dans votre appareil quand vous utilisez un mode semi-automatique comme le mode priorité à l'ouverture (Av ou A) ou à la vitesse d'obturation (Tv ou S). Si par exemple vous sélectionnez le mode priorité à la vitesse d'obturation et que vous réglez sur 1/250ème, l'appareil va déterminer lui-même l'ouverture et la sensibilité ISO nécessaires pour obtenir une exposition correcte sur la photo. Evidemment, il ne détermine pas ses paramètres par magie, mais en faisant des mesures. En fait, l'appareil mesure la luminosité de l'image et détermine avec quels réglages elle sera exposée correctement. Mais comment mesure-t-il cette luminosité ? Par défaut, l'appareil mesure la luminosité sur la totalité de l'image. Mais vous avez la possibilité de modifier ce comportement grâce au mode de mesure de la luminosité. Voyons les différents modes en général proposés par les reflex modernes (mais aussi par certains bridges et compacts). Table des matières Le mode de mesure évaluative / matricielle / multiple Le mode de mesure spot / point Le mode de mesure pondérée centrale Où la luminosité est-elle réellement mesurée ? Le mode de mesure évaluative / matricielle / multiple Le nom change beaucoup selon les marques : on parle de mesure évaluative chez Canon, matricielle chez Nikon, ou encore multiple chez Panasonic Lumix. Cela dit, c'est le même principe : c'est le mode par défaut utilisé par votre appareil, celui qui mesure la luminosité sur la totalité de l'image. Un petit schéma explicatif, ici pour le viseur du Canon 450D, mais vous voyez l'idée : tout ce qui est en gris fait partie de la zone mesurée.. Il permet d'obtenir une image qui est correctement exposée dans toutes ses parties : aucun endroit n'est sur-exposé (ou "cramé") ni sous-exposé (ou "bouché"), dans la limite des capacités techniques du matériel bien sûr, notamment de sa plage dynamique. Pour bien comprendre, j'ai pris volontairement une scène contrastée que vous pouvez reproduire chez vous : c'est juste une figurine devant une fenêtre. L'extérieur est très lumineux (on est en plein jour), mais la table et la figurine sont assez sombres. La mesure évaluative / matricielle fait ce qu'elle peut pour éviter de surexposer le ciel : on a une image exposée pour la moyenne des tonalités. f/1.7, 1/1000, ISO 200, mesure "multiple" Ce n'est pas pour rien que c'est le mode par défaut : il fonctionne dans la plupart des situations, et le plus souvent vous n'aurez pas besoin de le modifier. Mais parfois, ce mode fonctionne assez mal avec la situation, comme par exemple si l'image est fortement contrastée, comme ici : scène en contre-jour, photo de concert où le chanteur est éclairé par un seul spot et le reste plongé dans l'ombre, etc... Le mode de mesure spot / point Ce mode mesure la luminosité uniquement sur la partie centrale de l'image, c'est-à-dire le cercle que vous voyez au centre de votre viseur. Ceci représente environ 4 à 5% de l'image totale, soit un cercle très réduit. Il permet d'obtenir une exposition correcte du sujet quand le reste de l'image est éclairé de façon très différente, comme dans le cas d'un contre-jour. Attention, dans ce cas la partie lumineuse de l'image (le ciel par exemple), sera clairement sur-exposée. Il faut le savoir, et jouer avec. Il n'est en général pas utilisé pour réaliser des effets de silhouette, au contraire, sauf si on mesure la luminosité sur le soleil par exemple : dans ce cas le soleil/ciel sera bien exposé, et le reste de l'image très sombre et donc en silhouette. Reprenons notre exemple : sur mon appareil, je peux sélectionner précisément où je veux faire la mesure spot (on en reparle plus bas). J'ai mis le point sur la tête de mini Groot. L'appareil fait donc l'exposition pour que ce point là soit bien exposé. Et c'est le cas : mini Groot est dans les tons moyens, ni trop clair, ni trop sombre. Mais du coup, le reste de l'image est évidemment beaucoup plus clair ! (ce qui n'est pas forcément toujours très grave hein, même si ici c'est un peu moche). f/1.7, 1/80, ISO 200, mesure spot Notez que sur certains appareils, notamment les reflex Canon, il existe également un mode de mesure assez proche, la mesure sélective, qui est en gros la même chose mais avec un cercle plus élargi, de l'ordre de 9 à 10% de l'image. Sur un cercle un peu plus grand que la mesure spot donc. Le mode de mesure pondérée centrale Ce terme un peu barbare signifie en réalité que la luminosité est mesurée prioritairement au centre, mais que le reste de l'image est également pris en considération. Autrement dit, l'appareil mesure la lumière sur la totalité de l'image, mais donne plus de poids aux mesures effectuées au centre qu'à celles effectuées en périphérie. Ici le schéma est très utile pour comprendre la façon dont est évaluée la luminosité : Ce mode est un peu un intermédiaire entre le mode de mesure évaluative et le mode de mesure spot. Il peut être utilisé plus ou moins dans les mêmes situations, en particulier quand vous ne savez pas vraiment sur quel point mesurer la lumière et que vous savez juste que vous voulez exposer correctement le centre (centre plus élargi que dans une mesure spot). Ici, j'ai utilisé ce mode sur la même scène. Vous voyez qu'on a une scène encore plus sombre que sur le premier. Je pense que l'appareil a simplement bien détecté les tons moyens (le reflet du ciel sur le bois de la table), mais n'a pas pris en compte les ombres autour (qui ne devaient pas faire partie de la zone prise en compte). Du coup, il a encore un peu diminué l'exposition. f/1.7, 1/1600, ISO 200, mesure pondérée centrale Pour ce qui est d'utiliser ces différents modes, je vous renvoie au manuel de votre appareil, je ne vais pas le faire pour toutes les marques évidemment 😉 ATTENTION : le réglage du mode de mesure est conservé quand vous éteignez votre appareil : pensez donc à le vérifier quand vous prenez une nouvelle série de photos 😉 Où la luminosité est-elle réellement mesurée ? Je pose cette question car j'ai toujours parlé de "centre" de l'image. Mais comme vous le savez, on ne veut pas toujours (voire pas souvent) placer son sujet au centre. Comment faire alors ? Accrochez-vous un tout petit peu, ce n'est pas forcément très simple 😉 Sur beaucoup de reflex (notamment les Canon), la mesure spot va se faire au centre de l'image, quel que soit le collimateur utilisé pour faire la mise au point. Sur certains hybrides et également certains reflex (notamment les Nikon), la mesure spot se fera par contre à l'endroit où on fait la mise au point, ce qui est souvent plus logique. Donc si vous utilisez le mode de mesure spot sur un reflex, la mesure va souvent se faire au centre de l'image, même si votre sujet est placé ailleurs. Comment contourner ce problème ? En utilisant le bouton mémorisation d'exposition, souvent représenté par un astérisque *, ou par la sigle AE-L (comme "auto-exposure lock", qui se traduit par "verrouillage de l'exposition automatique"). Ici sur un reflex Nikon, nommé "AE-L / AF-L" : attention, selon les appareils, il faut régler son comportement dans les menus ! Ici sur Canon avec l'astérisque * Attention : selon les modèles, il faut parfois régler son comportement dans les menus. Consultez le manuel de votre appareil pour savoir comment il se comporte précisément, et éventuellement faites quelques tests ! Comment fonctionne ce bouton ? C'est simple. Vous placez le sujet que vous souhaitez exposer avec une mesure spot au centre de l'image. Vous appuyez sur le bouton *. Apparaît alors un * dans le viseur. L'exposition est alors mémorisée, et vous n'avez plus qu'à mettre au point et cadrer votre image comme vous le souhaitez, et déclencher bien sûr. C'est un peu l'équivalent d'enfoncer le déclencheur à mi-course, mais au lieu de verrouiller la mise au point, cela verrouille la mesure de luminosité (et donc l'exposition). Voilà, vous avez maintenant les clés pour utiliser ces différents modes de mesure à leur plein potentiel. Cela dit, il n'est pas aisé de les maîtriser (en particulier le mode de mesure spot), et il vous faudra un peu de pratique avant de les utiliser intuitivement à leur plein potentiel. Mais cet outil est souvent indispensable dans des situations d'éclairage difficiles, et le connaître vous permettra de mieux les gérer. Si cet article vous a plu, partagez-le avec vos amis, et abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour être averti des prochains. Je tiens à préciser que j'ai rédigé cet article suite à des commentaires dans un précédent article, devinant que tout le monde ne comprendrait pas ce qui s'y tramait. Alors vous aussi laissez un commentaire ! 😉 Et n'oubliez pas de partager l'article ! 🙂 L’article Comment utiliser le mode de mesure de la lumière ? Mesure spot, matricielle/évaluative, pondérée… est apparu en premier sur Apprendre la photo, le blog photo.

  • Vidéo : On the road avec le photographe Alec Soth
    par Jodie Wtulich le 4 avril 2020 à 11:42

    Le réalisateur Joppe Jacob Rog a pris la route aux côté du photographe américain alors qu’il recherche des configurations de lieux stimulantes, et des visages inspirants dans son État de résidence du Minnesota. Se dessine un véritable conte visuel qui nous fait traverser la beauté du monde au travers de moments suspendus et parcourir les clichés les plus iconiques du photographe.© 2020 Phototrend.fr - Vidéo : On the road avec le photographe Alec Soth

  • Bon plan : jusqu’à 139 € de remise sur une sélection de drones et de caméras DJI
    par Jean-Nicolas Lehec le 3 avril 2020 à 15:27

    Jusqu'au 12 avril 2020, Miss Numérique et DJI proposent 4 promotions sur une sélection de produits photo et vidéo. À la clé, jusqu'à 139 euros de remises immédiates.© 2020 Phototrend.fr - Bon plan : jusqu’à 139 € de remise sur une sélection de drones et de caméras DJI

  • Covid-19: L’agence Myop garde les yeux grands ouverts
    par Elisa Mignot le 3 avril 2020 à 14:12

    “Face à un danger invisible qui est la pire des choses pour un photographe, il faut qu'on raconte.”

  • Le calibrage de l’écran (étalonnage) : quelle sonde choisir, réglages des couleurs, …
    par Laurent Breillat le 3 avril 2020 à 11:30

    Si vous faites un peu (ou beaucoup) de post-traitement comme je vous le recommande, vous êtes forcément attaché aux contrastes et aux couleurs de vos images : vous avez travaillé dessus pour avoir exactement le résultat que vous souhaitiez, allant ainsi au bout de la démarche photographique. Mais il peut vous arriver que vos couleurs chéries s’affichent mal après l’export, sur d’autres écrans ou à l’impression. Voyons comment gérer ce problème. Je n’écris évidemment pas cet article par hasard, puisque je reçois beaucoup de mails de lecteurs un peu désemparés de voir leurs photos mal s’afficher. La plupart du temps, vous vous en rendez compte quand vous imprimez vos images pour la première fois. La mauvaise nouvelle, c’est que ce problème est très courant. La bonne, c’est qu’il n’est pas si difficile à résoudre. La gestion des couleurs Ça a l'air compliqué ? Ça tombe bien, je n'en parle pas aujourd'hui ! 😛 Ce type de problème a une cause très courante : une mauvaise gestion des couleurs, et le plus souvent pas de gestion des couleurs du tout. Pour faire simple, le but de la gestion des couleurs est que votre intention photographique soit rendue le mieux possible sur un maximum de supports (écrans des internautes qui visitent votre galerie, à l’impression, etc.). Alors pourquoi ça ne se fait pas tout seul ? Je ne vais pas vous expliquer en long, en large et en travers toute la théorie là-dessus : c’est long, complexe, et pas forcément utile à connaître en détail. Pour faire très simple, les périphériques (écrans, imprimantes, etc.) n’ont pas tous les mêmes capacités à rendre les couleurs. Et en plus de ça, ils ne les rendent pas toujours comme on leur demande. En fait, ils ne rendront jamais exactement les couleurs comme il faut, si vous ne faites rien pour les y aider, c’est-à-dire si vous ne gérez pas les couleurs. On y revient. Si vous souhaitez en savoir plus, il existe de nombreuses ressources, et notamment : l’excellent guide de la gestion des couleurs d’Arnaud Frich, très complet, pertinent, rigoureux Le non moins excellent dossier sur le sujet par Patrick Moll, qui s’étale sur 3 numéros de Compétence Photo, à commencer par les numéros 27 et 28. Comme d’habitude, rigoureux, détaillé, et d’une pédagogie exemplaire pour un sujet aussi complexe. A réserver quand même à ceux vraiment intéressés par les détails 😉 (malheureusement un peu ancien, mais si vous êtes motivé vous pouvez peut-être le trouver !) Il y a en théorie beaucoup de choses à faire, mais aujourd’hui je vais traiter de la plus importante, qui résoudra la grande majorité de vos problèmes, les 20% d’action qui donnent 80% des résultats : le calibrage de l’écran (qu'on appelle aussi l'étalonnage). En effet, pour que les couleurs soient bien rendues ailleurs, la première étape est déjà qu’elles soient bien rendues chez vous, c’est-à-dire que votre développement RAW s’effectue sur un écran qui rend bien les couleurs. Ce ne sera jamais le cas par défaut. Pour ça, il va falloir calibrer votre écran. Voyons comment faire et avec quoi. Calibrer son écran en pratique Autant annoncer la couleur tout de suite, la seule et unique solution crédible pour étalonner votre écran, c’est d’utiliser une sonde de calibrage. Il existe des sites qui vont vous proposer de calibrer à l’oeil, mais c’est trop aléatoire, et vous pourriez même empirer le résultat. Il y a également parfois un profil générique disponible avec l’écran, ou téléchargeable sur internet. C’est mieux que rien, mais ça reste un peu trop imprécis, et je ne peux que vous conseiller d’utiliser une sonde. Alors certains se diront (je le sais, je l’ai fait aussi à mes débuts) que ce n’est pas utile de calibrer leur écran car de toute façon il est trop mauvais. C’est complètement faux. Pour vous dire, j’avais même calibré un vieil écran cathodique pourri (oui, ça date !), et bien le résultat était quand même impressionnant. Autant vous dire que même avec un écran LCD d’entrée de gamme, vous aurez déjà un résultat plus que correct, surtout pour un usage amateur. Etalonnez même l’écran de votre portable, même s'ils ne sont en général pas les meilleurs écrans en termes de couleurs, ça vaut quand même le coup. Quelle sonde de calibrage choisir ? Si vous avez déjà fait une ou deux recherches sur le sujet, vous avez dû tomber sur les sondes Spyder de Datacolor, qui sont les plus connues. Le plus gros avantage pour vous, c’est qu’il y a 3 modèles différents, et donc 3 prix : La Spyder X Pro (environ 140€), qui permet de mesurer la lumière ambiante, un choix plus étendu des valeurs cibles, et une fonction de vérification du calibrage (qui vous évite de recalibrer si ce n’est pas nécessaire) La Spyder X Elite (environ 200€), qui en plus des fonctions de la Pro, permet de fixer le point blanc et le point noir de l’écran. Datacolor m’avait gentiment prêté une Spyder 4 Elite à l'époque, l’exemple est donc effectué avec cette sonde, mais le processus de calibrage est de toute manière très simple et se ressemble beaucoup entre les sondes. J'utilise d'ailleurs toujours cette sonde aujourdd'hui. Cela dit, il vaut mieux calibrer, même avec une sonde entrée de gamme, plutôt que de ne rien faire du tout. Si votre budget est vraiment serré, vous pouvez vous tourner vers des Spyder 3 ou 4 d’occasion, qui restent très correctes. Vous pouvez en trouver d’occasion sur Le Bon Coin, eBay ou ailleurs, mais faites attention à ne pas payer plus de 50€, faut pas déconner, sinon autant prendre une sonde neuve. Comment étalonner son écran ? 2 La première étape est d’installer le logiciel fourni avec la sonde. Si jamais vous n’avez pas de lecteur CD (ce qui arrive de plus en plus avec la disparition progressive de ce support), vous pouvez le télécharger sur le site de Datacolor. Ensuite, vous allez brancher la sonde à votre ordinateur, démarrer le logiciel, et suivre les instructions. Je pourrais presque m’arrêter là 😛 Essayez de faire le calibrage dans les conditions les plus courantes de travail sur vos images. Par exemple, si vous travaillez souvent vos photos le soir à la lumière artificielle, calibrez à ce moment-là. Pour que la sonde tienne bien collée à l’écran pendant le processus, il faut souvent pencher un peu l’écran vers l’arrière. La plupart des écrans permettent maintenant de le faire, mais si ce n'est pas le cas, calez simplement un truc en dessous pour le pencher. Pensez également à bouger le petit contrepoids présent sur le câble (il glisse dessus et vous permettra d’équilibrer plus facilement la sonde). Ensuite, il faut quasiment uniquement cliquer sur suivant. Si le logiciel vous demande de choisir des valeurs cibles (ce qui est le cas dans les version Pro et Elite), choisissez ce qui est recommandé, c’est-à-dire 120cd/m² en luminosité, 6500K en température, et 2,2 en Gamma. Si vous avez choisi la version Elite, après environ 1 minute, le logiciel vous demandera de régler la luminosité de votre écran. Il suffit d’appuyer sur le bouton consacré sur votre écran (en général ce n’est pas trop dur à trouver, souvent assez évident dans le menu de l’écran), et de faire varier jusqu’à ce que ça atteigne la valeur cible, soit 120 cd/m². Tâtonnez jusqu’à atteindre la bonne valeur, la plupart du temps en dessous de 50% de la luminosité maximale de l’écran, pour vous donner une idée. Ensuite, le reste du processus est entièrement automatique. Il a pris environ 7 minutes chez moi avec une Spyder 4 Elite, ce qui n’est pas trop long et heureusement, car vous devrez vérifier l'étalonnage et le refaire environ tous les mois, car les écrans ont tendance à avoir des couleurs qui dérivent avec le temps. Cela dit, la vérification est plus courte que le calibrage initial. Après, il vous reste juste à enlever la sonde de l’écran, et à la placer sur son support devant l’écran, ce qui va lui permettre de mesurer régulièrement la lumière ambiante. Et c’est tout ! Le logiciel s’occupe du reste. Si vous êtes sous Linux, le logiciel ne fonctionnera pas. Dans ce cas, vous pouvez utiliser l’excellent utilitaire dispcalGUI, qui malgré son nom barbare donne d’excellents résultats, mais prend (beaucoup) plus de temps pour calibrer l’écran. Merci aux développeurs pour leur boulot exceptionnel ! 🙂 Et après ? Vos couleurs s’afficheront donc maintenant correctement sur votre écran, ce qui est la base de la base ! Alors si vous regardez d’anciennes images, vous pourriez constater des couleurs différentes de celles que vous aviez auparavant, forcément. Mais dites-vous que ce sont maintenant les bonnes couleurs qui sont affichées, et que ça vous évitera tout désagrément à l’avenir ! Vous pouvez reprendre vos anciennes images si vous le désirez 😉 Voilà, quand vous aurez fait ça, le plus gros du boulot sera fait. Il y a encore d’autres petits détails à régler, mais calibrer votre écran vous évitera la majorité des problèmes. On verra le reste une prochaine fois, c’est déjà assez pour aujourd’hui ! 😉 Et vous, est-ce que vous l’avez déjà fait ? Témoignez du changement que ça fait, ça encouragera les autres à faire de même ! 😀 L’article Le calibrage de l’écran (étalonnage) : quelle sonde choisir, réglages des couleurs, … est apparu en premier sur Apprendre la photo, le blog photo.

  • Vos photos Instagram à l’honneur sur Phototrend avec le hashtag #phototrendfr
    par Jean-Nicolas Lehec le 3 avril 2020 à 10:10

    Phototrend lance un nouveau programme pour mettre en lumière vos plus belles photos. Le principe : postez vos images sur Instagram en incluant le hashtag #phototrendfr. Dès que l’un de vos clichés attirera notre attention, nous le relaierons sur notre compte. De quoi donner davantage de visibilité à votre travail et mettre en valeur votre regard de photographe.© 2020 Phototrend.fr - Vos photos Instagram à l’honneur sur Phototrend avec le hashtag #phototrendfr

  • DLSP #88 : Dans le sac photo de Jonathan Rousseaux
    par Adil le 3 avril 2020 à 07:54

    DLSP est une rubrique qui vous permet de découvrir les « setups » photo de photographes, professionnels ou amateurs, connus ou anonymes, afin de dévoiler ce qu’il se cache dans leurs sacs photo. Aujourd'hui, c'est Jonathan Rousseaux qui nous propose un sac photo léger et versatile qu'il emmène en voyage.© 2020 Phototrend.fr - DLSP #88 : Dans le sac photo de Jonathan Rousseaux

  • Stay Home(s), ou quand le festival Circulation(s) se rebiffe contre l'enfermement
    par Gérald Vidamment le 3 avril 2020 à 07:21

    Cette année, le festival Circulation(s) devait fêter sa dixième édition. Si celui-ci ouvrit comme prévu ses portes au public le samedi 14 mars a...

  • Rencontres d'Arles : appel à candidatures pour le poste de directeur
    par Sandrine Dippa le 3 avril 2020 à 06:50

    Les Rencontres d'Arles sont à la recherche de leur futur(e) directeur ou directrice. Les candidatures sont à envoyer avant le 19 avril 2020. Depuis 1970, les Rencontres d'Arles mettent en lumière le travail de photographes avec une programmation aussi pointue qu'éclectique. L'événement créé par Lucien Clergue, l'écrivain Michel Tournier et l'historien Jean-Maurice Rouquette permet (en plus de découvrir les expositions disséminées dans la ville) d'assister à des conférences, des lectures de portfolios ou (...) - Image / Rencontres d'Arles

  • Photographier sans autorisation … et pourtant je l’ai fait
    par Jean-Christophe Dichant le 2 avril 2020 à 16:37

    Samedi 18h, fin de séance. Les danseurs sont déjà en train de se changer. Les musiciens papotent entre eux. J’échange... Cliquez ici pour lire la suite de l'article Photographier sans autorisation … et pourtant je l’ai fait et ici pour lire des articles similaires : Nikon Passion.

  • Confinement : Vincent Morla recrée des photos iconiques avec les moyens du bord
    par Marin Prévôt le 2 avril 2020 à 14:09

    À défaut de pouvoir visiter ses musées préférés pendant le confinement, le photographe Vincent Morla partage sur Facebook une imitation parodique de certaines des photographies les plus célèbres de notre temps.© 2020 Phototrend.fr - Confinement : Vincent Morla recrée des photos iconiques avec les moyens du bord

  • Minute argentique : Lomography annonce le film Fantôme Kino B&W ISO 8 35 mm
    par Daniel Pascoal le 2 avril 2020 à 10:51

    Développant encore un peu plus sa gamme de pellicules argentiques, Lomography dévoile le film noir et blanc Fantôme Kino B&W ISO 8 35 mm. Avec des ombres fortes et des contrastes très marqués, Lomography présente sa nouvelle émulsion comme idéale pour le sténopé, les portraits et les scènes urbaines. La société souligne un rendu à Cet article Minute argentique : Lomography annonce le film Fantôme Kino B&W ISO 8 35 mm est apparu en premier sur Lense.

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    par Jean-Nicolas Lehec le 2 avril 2020 à 08:38

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  • L’application ON1 Photo Mobile Camera se dévoile dans une vidéo
    par Jean-Nicolas Lehec le 2 avril 2020 à 08:31

    L'éditeur américain ON1 vient de publier une vidéo présentant sa (future) application mobile ON1 Photo Mobile Camera, qui doit offrir un grand nombre de paramètres de prise de vue et devenir une des pierres angulaires du nouvel écosystème ON1.© 2020 Phototrend.fr - L’application ON1 Photo Mobile Camera se dévoile dans une vidéo

  • Portrait de Lenser : Orlane Paquet
    par Costanza Spina le 2 avril 2020 à 08:00

    Toutes les semaines, et malgré cette situation de confinement, Lense met en avant l’un de ses Lensers pour continuer d’inspirer ses lecteurs passionnés de photographie. Cette semaine, nous vous présentons Orlane Paquet. Pour participer, c’est par ici. (Photo d’ouverture : © Orlane Paquet) Orlane Paquet explore la nature sauvage et consacre une grande partie de Cet article Portrait de Lenser : Orlane Paquet est apparu en premier sur Lense.

  • Covid-19 : Les événements photo annulés ou reportés
    par Sandrine Dippa le 2 avril 2020 à 07:57

    Jeux Olympiques de Tokyo 2020, Festival de Cannes, France Bleue Live Festival, Foire Internationale de Rennes, Fête du livre Jeunesse de Villeurbanne, Printemps de Bourges… depuis le début de l'épidémie de Covid-19, de nombreux événements culturels sont impactés. Et la photographie n'est pas en reste. Voici une liste (non exhaustive) des premières manifestations annulées ou reportées. Depuis mi-mars, face à l'épidémie de Coronavirus, qui à ce jour a fait près de 1 700 décès dans l'Hexagone, la France (...) - Image / Covid-19, Festival

  • Recréer des œuvres d’art avec des objets du quotidien, le défi lancé par Getty Museum
    par Céline Nebor le 2 avril 2020 à 07:53

    Sur Twitter, Getty Museum invite les amateurs d'art ou les gens qui s'ennuient chez eux à recréer des œuvres d'art avec des objets du quotidien et à se photographier pour faire face au COVID-19, au confinement et à l'isolement. © 2020 Phototrend.fr - Recréer des œuvres d’art avec des objets du quotidien, le défi lancé par Getty Museum

  • Les ultimes gardiens de l'univers, par Yulia Grigoryants, lauréate 2020 des Rencontres...
    par Gérald Vidamment le 2 avril 2020 à 07:38

    Depuis quatre ans, l'association des Amis du musée départemental Albert-Kahn organisent des Rencontres Photographiques ; celles-ci offrent la possibilit...

  • Tuto.com : Affinity Photo, La formation complète
    par David Lesage le 2 avril 2020 à 07:00

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    par Elisa Mignot le 2 avril 2020 à 05:00

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  • Brightboard Aputure : le skateboard LED 2 en 1 pour se déplacer et éclairer ses vidéos
    par Céline Nebor le 1 avril 2020 à 20:30

    Brightboard est la dernière innovation Aputure - fabricant spécialisé dans l'éclairage - et la première technologie LED à transporter l’utilisateur. Outre l’incroyable vitesse de pointe de ce skateboard-LED qui culmine 56 km/h, le Brightboard a de quoi éclairer vos séquences les plus sombres. © 2020 Phototrend.fr - Brightboard Aputure : le skateboard LED 2 en 1 pour se déplacer et éclairer ses vidéos

  • Pixelmator Pro 1.6 : nouvelle palette de couleurs et nouvel outil de sélection
    par Jean-Nicolas Lehec le 1 avril 2020 à 15:42

    Le logiciel de retouche et de création graphique Pixelmator Pro vient de recevoir une importante mise à jour. Cette nouvelle version "1.6 Magenta" apporte quelques nouveautés comme une nouvelle palette des couleurs et un outil de sélection amélioré.© 2020 Phototrend.fr - Pixelmator Pro 1.6 : nouvelle palette de couleurs et nouvel outil de sélection

  • Sony prévient : le Covid-19 aura un impact sur ses activités photo
    par Céline Nebor le 1 avril 2020 à 15:30

    Dans un communiqué officiel, le fabricant Sony explique l'impact de la pandémie sur son marché et quelles sont les dispositions mises en place pour y faire face.© 2020 Phototrend.fr - Sony prévient : le Covid-19 aura un impact sur ses activités photo

  • Voyagez sans plus tarder avec le Centre d'art GwinZegal
    par Gérald Vidamment le 1 avril 2020 à 14:30

    En cette période pour le moins inédite, le Centre d'art GwinZegal a eu une idée fort bienvenue : nous faire voyager. Mais attention, i["pas question de partir vingt mill...

  • Photographier un sujet en mouvement : quelle vitesse choisir ? Comment éviter le flou ?
    par Laurent Breillat le 1 avril 2020 à 13:00

    Vous êtes déjà demandé comment photographier un sujet en mouvement, que ce soit pour le figer ou au contraire pour mettre en valeur son mouvement ? En effet, il est souvent bien plus difficile de travailler avec ce type de sujet qu'avec un sujet fixe bien sage, qui laisse tout le temps de composer son image et de régler son appareil. Voyons donc ensemble comment relever ce défi. Table des matières Prérequis La vitesse d'obturation Soyez prêts Définissez la photo que vous souhaitez Un sujet bien net Flouter le sujet et mettre en valeur le mouvement Le filé : technique avancée mais du plus bel effet Prérequis Avant d'en arriver aux 3 façons de traiter un sujet en mouvement, faisons le point sur les connaissances à avoir en tête, et ce à quoi vous devez penser. Pas de panique, rien de trop compliqué 😉 La vitesse d'obturation Je ne fais pas vous refaire tout le topo là-dessus, car j'ai déjà écrit un article sur la vitesse d'obturation. Si vous n'êtes pas au point sur ce sujet, pensez à le lire ou le relire avant de continuer, c'est une base qu'il faut maîtriser pour bien comprendre cet article. Mais bref, vous avez compris que notre principale préoccupation pour photographier un sujet en mouvement, ce serait la vitesse d'obturation, puisqu'elle influence la manière dont est perçu le mouvement. Nous reviendrons sur les manières dont on peut l'utiliser. Soyez prêts On va parler un peu plus de technique juste après, mais cet article serait incomplet si je ne mettais pas l'accent sur un point : être prêt à tout moment. Tout dépend si vous faites de la photo de sport ou de la photo animalière, mais dans tous les cas, un sujet en mouvement, ça bouge (admirez mon intelligence supérieure :D). Et donc, par définition, vous n'aurez pas le temps d'y penser à plusieurs fois. Ce qui signifie qu'il faut être prêt à déclencher à tout moment. Ce qui inclut notamment : d'avoir l'appareil prêt : sans cache d'objectif, allumé, et pré-réglé pour la situation de lumière actuelle (ou la plus probable) d'être attentif d'être concentré et on y pense moins souvent : d'observer attentivement son environnement afin d'avoir 1 ou 2 compositions en tête à tout moment. Et oui : si vous êtes assez vifs pour réagir au bon moment, mais que votre photo est mal cadrée ou mal composée, ça fait toujours un mauvais cliché 😉 Définissez la photo que vous souhaitez C'est bien beau tout ça, mai le préalable indispensable, c'est de savoir ce que vous voulez obtenir comme cliché : un sujet bien net, où le mouvement est figé ? un environnement net mais un sujet légèrement ou fortement flou pour mettre en valeur son mouvement ? (ça peut également être une partie d'un sujet flou, comme les bras d'un batteur par exemple 😉 ) un sujet net, mais un environnement avec un flou "directionnel", selon la technique plus difficile du filé (si vous ne savez pas ce que c'est, je l'explique plus bas, pas de panique 😉 ) Un sujet bien net Ici, les deux oiseaux qui décollent du gnou sont très rapides ! Il m'a fallu une vitesse de 1/1250 pour figer leur mouvement en plein vol. Vous l'aurez donc compris : plus votre sujet ira vite, plus il faudra augmenter la vitesse d'obturation pour le figer. Là encore, ça paraît assez intuitif. Il faut savoir qu'il y a deux paramètres qui vont déterminer si le mouvement de votre sujet va être figé sur l'image ou non : la vitesse d'obturation comme on l'a dit, mais aussi (et on y pense moins) la vitesse à laquelle le sujet se déplace. Je m'explique. Plus vous allez augmenter votre vitesse d'obturation (c'est-à-dire diminuer le temps de pose), moins votre sujet aura le temps de bouger pendant que votre appareil prend la photo. Et donc, plus vous aurez de chance de figer le mouvement. Seulement voilà : vous vous doutez bien que pendant le même laps de temps (mettons 1/200ème de seconde), une formule 1 à pleine vitesse parcourt une distance plus importante qu'un sprinter (oui, même Usain Bolt ou Kylian Mbappé 😉 ). Donc si la distance parcourue est plus importante, il y a plus de chance que la formule 1 bouge sensiblement pendant ce laps de temps. Ça paraît assez intuitif. Ce taxi est déjà bien flou à 1/40ème, alors que de nombreux sujets auraient été nets. J'entends déjà votre question : et comment on sait quelle vitesse est nécessaire pour saisir Usain Bolt ou une formule 1 ? Et bien il n'y a pas de réponse simple. Il doit bien exister des calculs physiques complexes, mais soyons honnête, on s'en fout 😀 Le seul moyen de déterminer ça, c'est en essayant, et ça viendra de plus en plus intuitivement grâce à l'expérience. Essayez, et si c'est flou, essayez plus rapide la prochaine fois. Comment faire concrètement ? Le plus simple est de régler votre boitier en mode priorité à la vitesse (Tv ou S), de sélectionner une vitesse qui vous paraît suffisante (en général au minimum plus rapide que 1/100ème, sauf si vous photographiez un escargot :P). Astuce bonus : réglez votre autofocus en continu ! Parce que figer le mouvement c'est bien, mais votre sujet peut également être flou parce que la mise au point est mal faite.(Pour en savoir plus, vous pouvez lire mon article sur l'autotofocus) Flouter le sujet et mettre en valeur le mouvement Vous voyez le cycliste au premier plan ? Il est flou, et si vous regardez bien vous verrez des traînées dans le sens de son mouvement : c'est le flou de mouvement du sujet !Ce qui m'a permis de réaliser cet effet, c'est une vitesse de seulement 1/25 (j'ai du être bien stable pour que l'arrière-plan reste net, et la stabilisation a aidé). C'est exactement le même principe que pour le point précédent, mais appliqué à l'envers. Il va falloir baisser votre vitesse d'obturation afin de capter le mouvement du sujet. Plus vous la baisserez, et plus le mouvement de celui-ci sera rapide, plus vous capterez une grande partie du mouvement, et donc plus l'effet sera fort. C'est une autre façon de mettre en valeur un mouvement : un environnement net (arrière-plan et avant-plan), mais un sujet en partie ou totalement flou. Mais pas un flou tout moche comme si vous aviez foiré votre mise au point, ou comme si vous aviez trop bu. Un flou avec de jolies trainées qui montrent bien l'amplitude et la direction du mouvement de votre sujet. Cette (très vieille) photo toute moche est prise à 1/5s : la vitesse est insuffisante et mon mouvement se voit sur l'image. C'est du flou de bougé, on ne voit rien, bref : on veut éviter ça. Cela dit, il faut faire attention à ne pas trop ralentir la vitesse, sous peine de flou de bougé. Voilà donc la méthode que je vous propose : réglez la vitesse au minimum nécessaire pour avoir un environnement net. Ce n'est pas forcément évident à déterminer, donc lisez l'article sur le coefficient de conversion pour bien comprendre). Vous pouvez la diminuer de  1 ou 2 crans si votre objectif est stabilisé Prenez garde à être le plus stable possible Si lorsque vous déclenchez, votre sujet n'est pas assez flou, c'est qu'il ne bouge pas assez vite. Vous pouvez attendre qu'il bouge plus vite, ou alors diminuer la vitesse. Mais dans ce cas, vous risquez fortement un flou de bougé. Songez donc à vous stabiliser encore plus (en vous appuyant contre un mur par exemple), voire à utiliser un trépied. Le filé : technique avancée mais du plus bel effet Quand je dis technique avancée, ça ne veut pas dire qu'elle est incompréhensible du débutant (bien au contraire), mais simplement qu'elle nécessite une certaine habileté, et surtout beaucoup d'entraînement. Pour faire simple, l'idée de la technique du fond filé est la même qu'au point précédent, sauf qu'à la place de flouter le sujet, on va flouter le fond. Vous allez me dire que le fond ne bouge pas. Certes, mais vous, vous pouvez. Je vais essayer d'expliquer l'idée par écrit, ce qui n'est pas forcément évident.Le principe est d'utiliser une vitesse d'obturation relativement faible. Pendant le temps de la prise de vue, vous allez suivre votre sujet avec votre appareil, à la même vitesse que lui. C'est-à-dire que le sujet sera net, mais le fond flou (avec des traînées, d'où le nom de fond filé), car il aura bougé par rapport à vous. C'est un peu comme le Soleil par rapport à la Terre : on a l'impression qu'il bouge, mais en fait c'est nous qui bougeons par rapport à lui (si si, je vous assure ! :D) C'est une technique difficile à maîtriser car il faut bouger à la même vitesse que votre sujet bouge dans le viseur (non, vous n'êtes pas obligés d'aller à 300km/h pour photographier une formule 1 :P), mais tout en restant assez stable pour qu'il n'y ait pas de flou de bougé (ou tout au moins, pas ailleurs que sur le fond).Je ne maîtrise pas moi-même cette technique, principalement parce que je n'ai jamais essayé, n'en ayant pas particulièrement l'utilité dans ce que je fais comme photos. Cela dit, il apparaît que la meilleure méthode est de commencer à suivre votre sujet avec l'appareil avant de prendre le cliché, ce qui vous fait prendre le bon rythme, et de déclencher quand vous le souhaitez sans arrêter ce mouvement. L'utilisation d'un monopode peut vous aider, mais il est possible de le faire à main levée. Comme vous vous en doutez, c'est une technique qui demande de l'entraînement pour être maitrisée, mais qui est du plus bel effet. Et un article sur les sujets en mouvements sans parler de filé aurait été incomplet 😉 Voilà, j'espère que les différentes manières de gérer un sujet en mouvement sont maintenant plus claires, et que vous saurez utiliser ces connaissances pour être créatifs la prochaine fois que vous chercherez à saisir ou à mettre en valeur un mouvement. Laissez un commentaire si vous avez une question ou quelque chose à rajouter !(Oh, et puis pour ceux qui ne sont pas inscrits à la newsletter, il y a 2 bonus sympas, et en plus vous ne ratez aucun des prochains articles ! 😉 ) Et n'oubliez pas de partager l'article ! 🙂 L’article Photographier un sujet en mouvement : quelle vitesse choisir ? Comment éviter le flou ? est apparu en premier sur Apprendre la photo, le blog photo.

  • Comment réussir ses photos en noir & blanc (portraits, paysages, …) ? 5 astuces clés !
    par Laurent Breillat le 1 avril 2020 à 12:00

    Si vous avez déjà touché un appareil photo, vous avez sans doute déjà essayé la photographie en noir et blanc. Pour des tas de raisons, le noir et blanc attire. Une dose de mystère, d'intemporalité, de magie : vous êtes conquis, surtout en voyant certaines images qui sortent du lot. Mais quand vous vous y essayez, vous n'obtenez pas forcément le résultat que vous attendiez. Découvrez les 5 clés pour réussir vos photos en noir et blanc. Et oui, réussir son noir et blanc n'est pas aussi facile que ça en a l'air, et on a vite fait de se retrouver avec des images grisâtres sans trop d'intérêt. Alors comment faire ? Table des matières 1. Shootez en RAW 2. Choisissez le bon sujet 3. Le contraste est roi 4. Par temps couvert ou pluvieux 5. Passez du temps en post-traitement Bonus : mes tutos en vidéo sur le noir et blanc (toutes les photos de l'article sont de moi) Le noir et blanc peut vraiment donner une autre dimension à une image. 1. Shootez en RAW Le noir et blanc produit par votre appareil est mauvais. Toujours (ou presque). Le format RAW vous laissera une grande latitude dans la composition de votre noir et blanc, et vous permettra de jouer finement sur le mélange des différentes couches de couleur, ainsi que sur la luminosité et le contraste. Vous pouvez alors mettre votre appareil en mode Noir et Blanc, de façon à avoir une idée de ce que donnerait le résultat final : en effet, même en mode Noir et Blanc, le fichier RAW enregistrera toutes les couleurs ! En particulier si vous avez la visée électronique comme sur les appareils photo hybrides : vous pourrez voir directement le monde en noir et blanc, c'est très utile pour composer directement Si votre appareil n'offre pas la possibilité d'enregistrer vos clichés au format RAW, alors restez en couleur pour pouvoir jouer sur le mélangeur de couches plus tard (nous y reviendrons). 2. Choisissez le bon sujet Le noir et blanc va très bien à la peau ridée de ce chimpanzé ! 🙂 On ne le répétera jamais assez, mais le sujet est très important en photographie. Bien que le noir et blanc convienne à des sujets très variés, vous pouvez donner un impact bien plus fort à votre image en tenant compte de certains points. Tout d'abord la texture des objets est souvent magnifiée par le noir et blanc, car la couleur a tendance à l'éclipser : le bois brut, la pierre, les feuilles, la peau ridée d'un homme marqué par le temps ou la peau veloutée d'une jeune fille, etc. Pensez également aux formes, notamment à celles qui se répètent, ou encore les formes symétriques créées par la nature (spirales, vagues, ...). Apprenez à regarder en noir et blanc : une des raisons pour lesquelles le noir et blanc est tant apprécié des photographes, c'est qu'il donne une autre vision sur le monde. Essayez de la retranscrire ! 3. Le contraste est roi Sans contraste, la scène n'aurait pas été aussi bonne ! En noir et blanc, vous perdez la couleur. (Je sais, mon intelligence vous éblouit toujours autant ! :P) Perdre la couleur implique que vous ne pouvez plus jouer dessus pour séparer différents éléments, ou pour la composition, notamment pour guider l'œil dans l'image. Votre seul moyen est donc de jouer avec les tons clairs et les tons foncés, c'est-à-dire avec les contrastes. En effet, un cliché avec beaucoup de couleurs mais qui sont toutes dans la même plage de tons (que des couleurs claires, ou que des moyennes) deviendra très gris. Les lumières assez fortes et les ombres sont donc vos amies ! Utilisez le contraste à son plein potentiel, car c'est probablement l'élément le plus important dans une photo en noir et blanc. Si la lumière arrive sur un côté de votre sujet, vous avez de grandes chances de prendre de bons clichés : les contrastes sont renforcés, les formes et les textures soulignées. N'hésitez pas à attendre la bonne lumière ou à la créer (en déplaçant votre sujet par exemple). Ici, la lumière rasante sur le côté crée des contrastes bien mis en valeur par le noir et blanc. Pour souligner votre sujet, vous pouvez par exemple utilise le contre-jour (c'est-à-dire la lumière face à vous) : Ici, l'extérieur était bien plus lumineux que l'intérieur de la pièce, ce qui crée un contre-jour intéressant qui permet de mettre en valeur le sujet ! (ça et le choix du moment 🙂 ) Ici, le contre-jour est plus extrême, puisque l'arrière-plan en devient complètement blanc, comme si c'était pris en studio ! (pourtant, on est bien en extérieur, et ce n'est pas posé !) 4. Par temps couvert ou pluvieux Ça pourrait sembler contradictoire par rapport à ce que je viens de dire, étant donné que les nuages ont plutôt tendance à diminuer les contrastes. Mais en fait, par temps couvert, alors que ceux qui photographient en couleurs se plaignent d'une "mauvaise lumière", c'est le moment idéal pour photographier en noir et blanc. En effet, l'intensité de l'ambiance est accentuée par le noir et blanc : pensez à un jour de tempête avec de gros nuages par exemple. Les gouttes de pluie apparaissent en raison d'une vitesse d'obturation élevée, mais sont mieux mises en valeur en noir et blanc ! Et si vous photographiez après la pluie, le noir et blanc donne souvent de très beaux rendus, en accentuant les reflets sur le sol et d'une manière générale toutes les surfaces mouillées par la pluie. 5. Passez du temps en post-traitement Vous n'avez pas fait tous ces efforts pour finalement tout gâcher en cliquant simplement sur "désaturer" dans votre logiciel de traitement d'images. Ce n'est pas pour rien que je vous ai dit de shooter en RAW au tout début ! 😀 Il existe autant de méthodes de conversion qu'il y a de photographes, mais la clé est de jouer sur le mélangeur de couches ou sur un outil équivalent afin de maximiser l'impact du noir et blanc et de sublimer votre image. Ces deux photos ont beau être bien exposées à la base, il faut quand même un peu de post-traitement pour les sublimer ! Bonus : mes tutos en vidéo sur le noir et blanc J'ai aussi fait quelques vidéos tuto pour vous montrer comment faire de beaux noirs et blanc de façon plus visuelle, vu que ça se passe dans le logiciel. Dans celle-ci, je reprends un peu les conseils de cet article pour vous les montrer dans Lightroom sur mes propres photos :  Dans celle-ci, je donne deux astuces supplémentaires pour avoir des photos en noir et blanc qui soient contrastées mais subtiles quand même (le principal problème des débutants en noir et blanc étant souvent d'en faire trop) :  Et enfin, dans celle-ci, je détaille un peu plus la technique du "dodge & burn", qui existait déjà en photo argentique (donc ça ne va pas s'arrêter de si tôt 😉 ) :  Si ces vidéos vous intéressent, pensez à vous abonner à la chaîne YouTube pour ne pas rater les prochaines ! 🙂 N'hésitez pas à poser vos questions en commentaire, et si vous voulez être informé gratuitement des prochains articles et notamment de la vidéo dont je viens de parler, inscrivez-vous à la newsletter (à droite). 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  • Photographier en intérieur ou en faible luminosité
    par Laurent Breillat le 1 avril 2020 à 10:30

    Un même type de question revient souvent dans les dizaines de mails que je reçois chaque jour : la gestion des situations de photographie en intérieur (en basse lumière quoi). Beaucoup d’entre vous rencontrent ce problème courant en photographie, c’est-à-dire de manquer de lumière pour avoir une photo bien exposée, suffisamment lumineuse. Si vous maîtrisez déjà les bases de la photo (notamment le triangle de l’exposition), ainsi que les modes semi-automatiques, vous devriez pouvoir vous en sortir dans ces situations. Mais comme j’ai souvent ce type de question, c’est sans doute que ça mérite une reformulation. Je vais donc vous expliquer quels sont les outils à votre disposition pour gérer ça, ce qui vous permettra d’améliorer vos images, mais aussi de savoir quand il ne sera pas possible de prendre une photo satisfaisante (car non, on ne peut pas faire de photo dans le noir total 😉 ). Table des matières Les leviers techniques pour photographier en intérieur L’ouverture La vitesse d’obturation La sensibilité ISO L’ajustement de l’exposition au post-traitement Les autres leviers Comprendre la lumière Rajouter de la lumière avec un flash Comment photographier en faible luminosité, concrètement ? En mode priorité à l’ouverture (A ou Av) En mode priorité à la vitesse (S ou Tv) 2 cas d’école différents (et des solutions différentes) Le paysage posé pépère Le sujet rapide en basse lumière Les leviers techniques pour photographier en intérieur Il n’y a pas 36 solutions de gérer le problème, il y en a 3, qui vont forcément vous rappeler quelque chose. Si vous n’avez jamais entendu parler de ça, alors il vous faut aller lire mes articles sur le sujet auparavant, car je n’en fais qu’un court rappel ci-dessous : L’exposition L’ouverture La vitesse d’obturation La sensibilité ISO Le triangle de l'exposition ça doit vous rappeler quelque chose non ? 😀 L’ouverture La première solution si vous manquez de lumière en intérieur , ça va être d’augmenter l’ouverture utilisée par votre appareil. N’oubliez pas que plus le chiffre est petit, plus l’ouverture est grande. Ce levier va se buter à 2 contraintes, l’une technique, et l’autre artistique. Tout d’abord, l’ouverture maximale que vous pouvez utiliser est limitée par l’ouverture maximale de votre objectif. Sur les compacts ou bridges, vous ne pouvez pas y faire grand-chose, mais sur les reflex et hybrides, comme vous pouvez changer l’objectif, vous pouvez influer là-dessus : choisissez votre objectif avec la plus grande ouverture. Si vous n’en avez pas qui ouvre au moins à f/2.8, ça ne va pas forcément vous aider beaucoup. Donc si vous êtes souvent bloqué par un manque de lumière, vous pourriez envisager l’achat d’un objectif à plus grande ouverture, comme un zoom de type 17-50mm f/2.8, ou encore un 50mm f/1.8. Ca, c'est une faible profondeur de champ 🙂 Ensuite, augmenter l’ouverture va avoir pour conséquence directe de diminuer la profondeur de champ, c’est-à-dire la zone de netteté sur votre image. Autrement dit, d’augmenter ce qu’on appelle le flou d’arrière-plan, ou bokeh. Ça peut être un effet recherché (si vous souhaitez isoler le sujet de l’arrière-plan notamment), mais si vous souhaitez avoir une grande profondeur de champ (l’image nette sur toute sa profondeur), je vous conseille de d’abord essayer de jouer sur les 2 autres facteurs. Mais c’est pour ça que beaucoup d’images prises en faible lumière ont une faible profondeur de champ : il faut bien compenser ce manque de lumière. La vitesse d’obturation La deuxième est de ralentir la vitesse d’obturation (ou temps de pose) que vous utilisez, ce qui va permettre de faire rentrer plus de lumière. Ici, la vitesse d’obturation n’est pas limitée par l’appareil (vous pouvez en général aller jusque 30 secondes, voire plus en mode Bulb). Mais là aussi, ce levier se bute à 2 contraintes, l’une technique, et l’autre artistique. En premier lieu, vous n’allez pas pouvoir ralentir la vitesse d’obturation indéfiniment sans conséquence sur votre image. Vous avez déjà dû le constater (même si les plus débutants d’entre vous n’ont pas encore compris pourquoi), à des vitesses trop lentes, l’image est floue. C’est un phénomène appelé le flou de bougé : contrairement à ce que vous pensez, même si vous ne fumez pas et que vous ne buvez pas de café, vous n’êtes pas absolument immobiles quand vous tenez votre appareil photo. A des vitesses rapides, ce mouvement reste imperceptible, mais à des vitesses plus lentes, cela se voit sur la photo et provoque un effet très peu esthétique. Cette (très vieille) photo toute moche est prise à 1/5s : la vitesse est insuffisante et mon mouvement se voit sur l'image. C'est flou, on ne voit rien, bref : on veut éviter ça. Une règle connue et simple à retenir est que la vitesse ne doit pas être plus lente que 1 / longueur focale, si vous photographiez à main levée. Donc si vous shootez à 50mm, vous devez au moins utiliser une vitesse de 1/50 (ou plus rapide, comme 1/100). Cela dit, il faut multiplier cette focale par un certain nombre selon la taille de capteur. Pour les hybrides micro 4/3, il faut multiplier par 2, et pour les appareils à capteurs APS-C (la plupart des reflex, hybrides Sony et Fuji), il faut multiplier par environ 1,5. Donc avec la même longueur focale (inscrite sur l’objectif), il vous faudra choisir au moins 1/80ème sur APS-C, et 1/100ème sur micro 4/3, pour faire très simple. Vous pouvez également placer votre appareil sur trépied, et là vous n’aurez plus de limite de vitesse. La contrainte artistique est elle aussi liée au mouvement, mais pas au vôtre, à celui du sujet. En effet, si celui-ci bouge, il pourrait se retrouver flou sur l’image si vous utilisez une vitesse trop lente. De façon assez intuitive, c’est d’autant plus vrai que : la vitesse d’obturation est lente (à mouvement du sujet égal) le mouvement du sujet est rapide (à vitesse d’obturation égale) A 1/40ème, ce taxi est flou (un sujet plus lent aurait pu être net bien sûr). Donc si vous souhaitez figer le mouvement du sujet, vous n’allez pas pouvoir trop ralentir, et vous ne pourrez pas jouer sur ce levier. A l’inverse, si vous n’avez pas de sujet mobile, ou si vous souhaitez le flouter, vous allez pouvoir utiliser un trépied et vous reposer sur ce levier-là uniquement (en utilisant même une faible sensibilité ISO et une petite ouverture). La sensibilité ISO Enfin, vous allez pouvoir utiliser ce dernier levier, que j’appelle la “soupape de sécurité”. En effet, c’est le levier à utiliser en dernier recours, quand vous avez déjà utilisé l’ouverture à son maximum (considérant la limite technique de votre objectif mais aussi votre désir éventuel de garder une grande profondeur de champ), et aussi la vitesse d’obturation (considérant la vitesse minimale pour éviter le flou de bougé, l’usage ou non d’un trépied, et votre désir de figer le sujet). La contrepartie de la sensibilité ISO, c’est que quand on l’augmente, elle va créer du bruit sur l’image. Les sensibilités ISO assez faibles (jusque 400 voire 800 ISO) ont souvent un bruit très raisonnable, mais au-delà, les choses commencent en général à se gâter. Ici à ISO 4000, en regardant en plein écran on peut voir qu'il y a du bruit, mais ça reste raisonnable car c'est une photo prise au Canon 5D Mk III ! Il faut savoir que ça dépend beaucoup de votre appareil : certains boîtiers produisent beaucoup de bruit dès 1600 ISO (voire moins), et pour d’autres il faut attendre 6400 ISO voire plus pour être gêné. Il n’y a pas de règle absolue ici : à vous de tester et de voir quel est le bruit acceptable. Attention : évaluez-le à taille de visualisation de la photo (en plein écran par exemple), et non pas en zoomant à 100%, ce qui n’a pas de sens. L’ajustement de l’exposition au post-traitement Il existe également la possibilité d’augmenter l’exposition au post-traitement, en particulier si vous travaillez en RAW, qui est beaucoup plus souple à ce sujet. Notez que cela produira du bruit (du grain sur la photo), de la même façon que l’augmentation de la sensibilité ISO. Vous ne ferez donc pas de miracles si vous étiez déjà à la sensibilité ISO maximale acceptable permise par votre capteur. Cela dit, les bons logiciels RAW permettent en général une excellente réduction du bruit (je pense notamment à Lightroom qui m’étonne encore sur ce point), et vous feront un peu gagner en latitude. Les autres leviers Ces leviers purement techniques sont intéressants, mais il y a aussi d’autres moyens d’arranger un peu les choses à la prise de vue, qui n’ont rien à voir avec les réglages. Comprendre la lumière Le premier est de bien comprendre comment fonctionne la lumière. J’avais déjà écrit un article sur la lumière en photographie, où je “donnais la parole à la lumière”. Je vous conseille vivement de le (re)lire, car il ne servirait à rien de le répéter ici. Mais je peux prendre un exemple tout simple : si vous photographiez quelqu’un en intérieur à la lumière artificielle, une méthode toute simple peut être de rapprocher une source de lumière du sujet (ou de rapprocher le sujet de la source). Ça peut vraiment faire varier énormément la quantité de lumière, et donc faire la différence entre une photo ratée (ou impossible à prendre !) et une photo réussie. Rajouter de la lumière avec un flash Evidemment, vous pouvez aussi décider de rajouter de la lumière dans l’image, avec de l’éclairage artificiel, en général un flash. Le flash inclus sur votre appareil est très mauvais : de faible puissance, produisant une lumière trop dure et arrivant pleine face sur votre sujet, il donnera toujours un résultat peu esthétique, voire carrément dégueulasse, disons-le. Si vous n’avez que ça, il existe quand même des moyens presque gratuits d’en améliorer la lumière. Sinon, la meilleure solution est sans doute le flash cobra. Si vous pensez à le diffuser ou à le réfléchir d’une manière ou d’une autre (en le dirigeant vers le plafond, avec un carton blanc, …), le résultat devrait être satisfaisant après quelques essais. N’hésitez pas à l’utiliser en automatique au début. Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article sur le choix d’un flash et celui sur son utilisation. Comment photographier en faible luminosité, concrètement ? Vous allez me dire que c’est bien beau tout ça, que vous comprenez comment ça marche théoriquement, mais que vous avez bien du mal à voir comment mettre ça en pratique. Je vous comprends, j’ai eu du mal à mes débuts en fait. Mais vous allez voir, ce n’est pas si compliqué. En mode priorité à l’ouverture (A ou Av) Si vous êtes en mode priorité à l’ouverture, en toute logique, c’est que vous souhaitez contrôler la profondeur de champ. Dans ce cas, commencez par choisir l’ouverture que vous souhaitez, par rapport à votre intention photographique. En appuyant à mi-course sur le déclencheur, l’appareil va afficher la vitesse qu’il va utiliser, dans le viseur ou sur l’écran. Si la vitesse d’obturation est importante pour vous (parce que vous photographiez à main levée, et/ou parce que le sujet est mobile), regardez-la. Si elle est trop lente, augmentez la sensibilité ISO jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment rapide. Si ça ne suffit pas, vous pouvez décider d’augmenter l’ouverture, quitte à perdre en profondeur de champ. Ça changera votre image, mais vous permettra d’avoir une exposition correcte. Si vous êtes au maximum partout, vous vous heurtez alors aux limites de votre matériel, et désolé, mais il va falloir repasser ! Notez que vous pouvez opter pour une vitesse un peu trop lente, si votre seul souci est le flou de bougé (et non de sujet) : aux vitesses limites, avec un peu de chance et vous calant bien vous pouvez peut-être obtenir une photo nette, en particulier si vous disposez de la stabilisation. Si la vitesse d’obturation n’est pas importante (parce que vous photographiez sur trépied, et que le sujet est immobile, ou qu’il vous importe peu qu’il soit flou), dans ce cas vous êtes libre de déclencher. En mode priorité à la vitesse (S ou Tv) Ici, en toute logique, la vitesse est importante pour vous. Si vous avez des soucis en basse lumière, c’est sans doute qu’elle est rapide, donc que vous souhaitez figer le sujet. Dans ce cas, commencez par choisir la vitesse suffisante pour figer le sujet (il n’y a pas de règle absolue, il faut tester). En appuyant à mi-course sur le déclencheur, l’appareil va afficher l’ouverture qu’il va utiliser. Si elle clignote (ou s’affiche en rouge, selon les appareils), ça veut dire que votre appareil va utiliser l’ouverture maximale, mais que ce n’est toujours pas suffisant, et donc que la photo finale sera sous-exposée. Dans ce cas, vous pouvez augmenter les ISO jusqu’à ce que le clignotement s’arrête : la photo sera bien exposée. Vous pouvez aussi augmenter les ISO si vous souhaitez que l’appareil ferme un peu plus le diaphragme (typiquement pour gagner en profondeur de champ). Si malgré tout, vous n’arrivez pas à obtenir une exposition correcte, vous atteignez les limites de votre matériel. 2 cas d’école différents (et des solutions différentes) Je suis sûr que malgré toutes ces explications, un ou deux cas concrets pourraient encore vous aider à bien saisir toutes les implications. Alors voyons ça en situation réelle. Le paysage posé pépère Vous êtes à la plage, un soir de printemps, un peu après le coucher de soleil. Le ciel est joli, vous avez un beau décor, bref, vous avez envie de faire une photo. Seulement voilà, il fait déjà un peu sombre. Mais chance (enfin prévoyance), vous avez votre trépied dans votre poche ou votre sac de Mary Poppins ! Du coup, vous pouvez mettre votre appareil sur trépied, sélectionner une ouverture suffisante pour avoir tout le paysage net (disons f/11). Comme vous allez pouvoir jouer sur le levier de la vitesse d’obturation lente au maximum, vous pouvez laisser à ISO 100. L’appareil décidera d’une certaine vitesse, mais peu importe, vous êtes sur trépied. Il ne reste plus qu’à déclencher ! (avec le verrouillage du miroir, et une télécommande ou le retardateur, pour rappel) Bon, c'est pas la plage, mais c'est pareil : f/16, ISO 200, 5 secondes de pose (sur trépied bien sûr). Le sujet rapide en basse lumière Vous êtes dans une salle de concert qui sent la bière et la sueur, pour un bon concert de rock dans une salle bien sombre. Bon, normalement si vous avez un appareil photo et que le sympathique et débonnaire vigile à l’entrée ne vous a pas refoulé, c’est que vous avez une accréditation, et donc si le monde tourne rond vous n’avez pas besoin de mes conseils là. Mais bon, admettons, c’est juste pour poser le tableau, ça marche aussi si vous essayez de photographier mamie qui danse le rock dans le salon un soir de Nouvel An (même si elle sent plutôt le champagne et le patchouli que la bière et la sueur, mais passons 😀 ). Bref, vous avez un sujet rapide dont vous souhaitez figer le mouvement. Vous vous placez en priorité vitesse, mettons à 1/150ème. Au premier frôlement du déclencheur, le petit “f/2.8” clignote de partout. Là, vous augmentez les ISO jusqu’à ce qu’il arrête de clignoter (dans ce cas vous aurez une bonne exposition), ou alors jusqu’à la sensibilité maximale acceptable (1600 ISO par exemple). Si ça continue de clignoter, vous pouvez quand même prendre la photo, mais elle sera sous-exposée. Ça peut se rattraper si ce n’est pas trop grave, mais pas si c’est le noir complet. Ici, j'étais en priorité vitesse à 1/160ème (en général suffisant quand les sujets ne sont pas trop dynamiques) : l'appareil a choisi f/2.8 (l'ouverture maximale de mon objectif), et 6400 ISO. Parfait ! Voilà, j’espère que cet article très axé sur les débutants vous aidera dans les situations de basse lumière où vous vous demandez comment diable vous allez faire pour prendre cette photo ! L’article Photographier en intérieur ou en faible luminosité est apparu en premier sur Apprendre la photo, le blog photo.

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